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Lire une œuvre intégrale romanesque

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Lire une œuvre intégrale romanesque

مُساهمة من طرف Admin في الخميس 21 أبريل - 20:08

Lire une œuvre intégrale romanesque dans le secondaire qualifiant Séquence autour
du Père Goriot, Balzac


Mina Sadiqui

E.N.S. Meknès

suite


Extrait d'évaluation :






- Eh bien, lui dit le peintre, le père Goriot est éclopé. Bianchon là-haut près de lui. Le bonhomme a vu l'une de ses filles, la comtesse de Restaurama. Puis il a voulu sortir et sa maladie a empiré. La société va être privée d'un de ses beaux ornements. Rastignac s'élança vers l'escalier.

- Hé ! Monsieur Eugène !

- Monsieur Eugène ! Madame vous appelle, cria Sylvie.

- Monsieur, lui dit la veuve, monsieur Goriot et vous, vous deviez sortir le quinze de février. Voici trois jours que le quinze est passé, nous sommes au dix-huit ; il faudra me payer un mois pour vous et pour lui, mais, si vous voulez garantir le père Goriot, votre parole me suffira.

- Pourquoi ? N'avez-vous pas confiance ?

- Confiance ! Si le bonhomme n'avait plus sa tête et mourait, ses filles ne me donneraient pas un liard, et toute sa défroque ne vaut pas dix francs. Il a emporté ce matin ses derniers couverts, je ne sais pourquoi. Il s'était mis en jeune homme. Dieu me pardonne, je crois qu'il avait du rouge, il m'a paru rajeuni.

- Je réponds de tout, dit Eugène en frissonnant d'horreur et appréhendant une catastrophe
Prolongement : poèmes romantiques
L'automne


Salut, bois couronnés d'un reste de verdure !

Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plait à mes regards.



5 Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ;

J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,

Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière

Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.



Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,

10 A ses regards voilés je trouve plus d'attraits ;

C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire

Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.






1-Celui de vivre longtemps
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,

Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui 1,

15 Je me retourne encore, et d'un regard d'envie

Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.



Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,

Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau !

L'air est si parfumé ! La lumière est si pure !

20 Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !
Lamartine, Méditations poétiques, p.66




«Demain, dès l'aube... »




Demain, des l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.



Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.






1. Village pioche du Havre, face à Honneur.

2. Au cimetière de Villequier.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

10 Mi les voiles au loin descendant vers Harfleur1

Ni quand j'arriverai, je mettrai sur la tombe 2

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, Les Contemplations, Livre IV
























SUPPORTS PROPOSES : -1ere de couverture











































-4eme de couverture
Incipit


Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement. Mais aussi depuis trente ans ne s'y était-il jamais vu de jeune personne, et pour qu'un jeune homme y demeure, sa famille doit-elle lui faire une bien maigre pension. Néanmoins, en 1819, époque à laquelle ce drame commence, il s'y trouvait une pauvre jeune fille. En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l'employer ici : non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot ; mais, l'œuvre accomplie, peut−être aura-t-on versé quelques larmes intra muros et extra. Sera-t-elle comprise au-delà de Paris ? Le doute est permis. Les particularités de cette scène pleine d'observations et de couleurs locales ne peuvent être appréciées qu'entre les buttes de Montmartre et les hauteurs de Montrouge, dans cette illustre vallée de plâtras incessamment près de tomber et de ruisseaux noirs de boue ; vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée qu'il faut je ne sais quoi d'exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée. Cependant il s'y rencontre çà et là des douleurs que l'agglomération des vices et des vertus rend grandes et solennelles : à leur aspect, les égoïsmes, les intérêts, s'arrêtent et s'apitoient ; mais l'impression qu'ils en reçoivent est comme un fruit savoureux promptement dévoré. Le char de la civilisation, semblable à celui de l'idole de Jaggernat, à peine retardé par un cœur moins facile à broyer que les autres et qui enraie sa roue, l'a brisé bientôt et continue sa marche glorieuse. Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d'une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : Peut−être ceci va-t-il m'amuser. Après avoir lu les secrètes infortunes du père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l'auteur, en le taxant d'exagération, en l'accusant de poésie. Ah ! Sachez-le : ce drame n'est ni une fiction,
ni un roman.


























L’excipit
Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière, la décloua, et plaça religieusement sur la poitrine du bonhomme une image qui se rapportait à un temps où Delphine et Anastasie étaient jeunes, vierges et pures, et ne raisonnaient pas, comme il l'avait dit dans ses cris d'agonisant. Rastignac et Christophe accompagnèrent seuls, avec deux croque−morts, le char qui menait le pauvre homme à Saint-Etienne-du-Mont, église peu distante de la rue Neuve-Sainte-Geneviève. Arrivé là, le corps fut présenté à une petite chapelle basse et sombre, autour de laquelle l'étudiant chercha vainement les deux filles du père Goriot ou leurs maris. Il fut seul avec Christophe, qui se croyait obligé de rendre les derniers devoirs à un homme qui lui avait fait gagner quelques bons pourboires. En attendant les deux prêtres, l'enfant de chœur et le bedeau, Rastignac serra la main de Christophe, sans pouvoir prononcer une parole.
− Oui, monsieur Eugène, dit Christophe, c'était un brave et honnête homme, qui n'a jamais dit une parole plus haut que l'autre, qui ne nuisait à personne et n'a jamais fait de mal.
Les deux prêtres, l'enfant de chœur et le bedeau vinrent et donnèrent tout ce qu'on peut avoir pour soixante−dix francs dans une époque où la religion n'est pas assez riche pour prier gratis. Les gens du clergé chantèrent un psaume, le Libera, le De profundis. Le service dura vingt minutes. Il n'y avait qu'une seule voiture de deuil pour un prêtre et un enfant de chœur, qui consentirent à recevoir avec eux Eugène et Christophe.
− Il n'y a point de suite, dit le prêtre, nous pourrons aller vite, afin de ne pas nous attarder, il est cinq heures et demie.
Cependant, au moment où le corps fut placé dans le corbillard, deux voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du baron de Nucingen, se présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent, et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien, il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui−même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et, le voyant ainsi, Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : "A nous deux maintenant ! "
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez madame de Nucingen.
Saché, septembre 1834.


















Extrait p : 78-79






Vers la fin de la troisième année, le père Goriot réduisit encore ses dépenses, en montant au troisième étage et en se mettant à quarante-cinq francs de pension par mois. Il se passa de tabac, congédia son perruquier et ne mit plus de poudre. Quand le père Goriot parut pour la première fois sans être poudré, son hôtesse laissa échapper une exclamation de surprise en apercevant la couleur de ses cheveux, ils étaient d'un gris sale et verdâtre. Sa physionomie, que des chagrins secrets avaient insensiblement rendue plus triste de jour en jour, semblait la plus désolée de toutes celles qui garnissaient la table. Il n'y eut alors plus aucun doute. Le père Goriot était un vieux libertin dont les yeux n'avaient été préservés de la maligne influence des remèdes nécessités par ses maladies que par l'habileté d'un médecin. La couleur dégoûtante de ses cheveux provenait de ses excès et des drogues qu'il avait prises pour les continuer. L'état physique et moral du bonhomme donnait raison à ces radotages. Quand son trousseau fut usé, il acheta du calicot à quatorze sous l'aune pour remplacer son beau linge. Ses diamants, sa tabatière d'or, sa chaîne, ses bijoux, disparurent un à un. Il avait quitté l'habit bleu-barbeau, tout son costume cossu, pour porter, été comme hiver, une redingote de drap marron grossier, un gilet en poil de chèvre, et un pantalon gris en cuir de laine. Il devint progressivement maigre ; ses mollets tombèrent ; sa figure, bouffie par le contentement d'un bonheur bourgeois, se vida démesurément ; son front se plissa, sa mâchoire se dessina. Durant la quatrième année de son établissement rue Neuve-Sainte-Geneviève, il ne se ressemblait plus. Le bon vermicellier de soixante-deux ans qui ne paraissait pas en avoir quarante, le bourgeois gros et gras, frais de bêtise, dont la tenue égrillarde réjouissait les passants, qui avait quelque chose de jeune dans le sourire, semblait être un septuagénaire hébété, vacillant, blafard. Ses yeux bleus si vivaces prirent des teintes ternes et gris-de-fer, ils avaient pâli, ne larmoyaient plus, et leur bordure rouge semblait pleurer du sang. Aux uns, il faisait horreur ; aux autres, il faisait pitié. De jeunes étudiants en Médecine, ayant remarqué l'abaissement de sa lèvre inférieure et mesuré le sommet de son angle facial, le déclarèrent atteint de crétinisme, après l'avoir longtemps houspillé sans en rien tirer. Un soir, après le dîner, madame Vaquer lui ayant dit en manière de raillerie : " Eh bien ! Elles ne viennent donc plus vous voir, vos filles ? " En mettant en doute sa paternité, le père Goriot tressaillit comme si son hôtesse l'eût piqué avec un fer.























Extrait p : 131-133
− Eh ! Mon Dieu, dit madame de Langeais, oui, cela semble bien horrible, et nous voyons cependant cela tous les jours. N'y a-t-il pas une cause à cela ? Dites-moi, ma chère, avez-vous pensé jamais à ce qu'est un gendre ? Un gendre est un homme pour qui nous élèverons, vous ou moi, une chère petite créature à laquelle nous tiendrons par mille liens, qui sera pendant dix−sept ans la joie de la famille, qui en est l'âme blanche, dirait Lamartine, et qui en deviendra la peste. Quand cet homme nous l'aura prise, il commencera par saisir son amour comme une hache, afin de couper dans le cœur et au vif de cet ange tous les sentiments par lesquels elle s'attachait à sa famille. Hier, notre fille était tout pour nous, nous étions tout pour elle ; le lendemain elle se fait notre ennemie. Ne voyons-nous pas cette tragédie s'accomplissant tous les jours ? Ici, la belle−fille est de la dernière impertinence avec le beau−père, qui a tout sacrifié pour son fils. Plus loin, un gendre met sa belle−mère à la porte. J'entends demander ce qu'il y a de dramatique aujourd'hui dans la société ; mais le drame du gendre est effrayant, sans compter nos mariages qui sont devenus de fort sottes choses. Je me rends parfaitement compte de ce qui est arrivé à ce vieux vermicellier. Je crois me rappeler que ce Foriot...
− Goriot, madame.
− Oui, ce Moriot a été président de sa section pendant la Révolution ; il a été dans le secret de la fameuse disette, et a commencé sa fortune par vendre dans ce temps-là des farines dix fois plus qu'elles ne lui coûtaient. Il en a eu tant qu'il en a voulu. L'intendant de ma grand−mère lui en a vendu pour des sommes immenses. Ce Goriot partageait sans doute, comme tous ces gens-là, avec le Comité de Salut Public. Je me souviens que l'intendant disait à ma grand−mère qu'elle pouvait rester en toute sûreté à Grandvilliers, parce que ses blés étaient une excellente carte civique. Eh bien ! Ce Loriot, qui vendait du blé aux coupeurs de têtes, n'a eu qu'une passion. Il adore, dit−on, ses filles. Il a juché l'aînée dans la maison de Restaud, et greffé l'autre sur le baron de Nucingen, un riche banquier qui fait le royaliste. Vous comprenez bien que, sous l'Empire, les deux gendres ne se sont pas trop formalisés d'avoir ce vieux Quatre−vingt−treize chez eux ; ça pouvait encore aller avec Buonaparte. Mais quand les Bourbons sont revenus, le bonhomme a gêné monsieur de Restaud, et plus encore le banquier. Les filles, qui aimaient peut−être toujours leur père, ont voulu ménager la chèvre et le chou, le père et le mari ; elles ont reçu le Goriot quand elles n'avaient personne ; elles ont imaginé des prétextes de tendresse. " Papa, venez, nous serons mieux, parce que nous serons seuls !
" etc. Moi, ma chère, je crois que les sentiments vrais ont des yeux et une intelligence : le cœur de ce pauvre. Quatre−vingt−treize a donc saigné. Il a vu que ses filles avaient honte de lui ; que, si elles aimaient leurs maris, il nuisait à ses gendres. Il fallait donc se sacrifier. Il s'est sacrifié, parce qu'il était père : il s'est banni de lui−même. En voyant ses filles contentes, il comprit qu'il avait bien fait. Le père et les enfants ont été complices de ce petit crime. Nous voyons cela partout. Ce père Doriot n'aurait-il pas été une tache de cambouis dans le salon de ses filles ? Il y aurait été gêné, il se serait ennuyé. Ce qui arrive à ce père peut arriver à la plus jolie femme avec l'homme qu'elle aimera le mieux : si elle l'ennuie de son amour, il s'en va, il fait des lâchetés pour la fuir. Tous les sentiments en sont là. Notre cœur est un trésor, videz-le d'un coup, vous êtes ruinés. Nous ne pardonnons pas plus à un sentiment de s'être montré tout entier qu'à un homme de ne pas avoir un sou à lui. Ce père avait tout donné. Il avait donné, pendant vingt ans, ses entrailles, son amour ; il avait donné sa fortune en un jour. Le citron bien pressé, ses filles ont laissé le zeste au coin des rues.






Extrait p : 191-193


Eugène, qui se trouvait pour la première fois chez le père Goriot, ne fut pas maître d'un mouvement de stupéfaction en voyant le bouge où vivait le père, après avoir admiré la toilette de la fille. La fenêtre était sans rideaux ; le papier de tenture collé sur les murailles s'en détachait en plusieurs endroits par l'effet de l'humidité, et se recroquevillait en laissant apercevoir le plâtre jauni par la fumée. Le bonhomme gisait sur un mauvais lit, n'avait qu'une maigre couverture et un couvre−pied ouaté fait avec les bons morceaux des vieilles robes de madame Vauquer. Le carreau était humide et plein de poussière. En face de la croisée se voyait une de ces vieilles commodes en bois de rose à ventre renflé, qui ont des mains en cuivre tordu en façon de sarments décorés de feuilles ou de fleurs ; un vieux meuble à tablette de bois sur lequel était un pot à eau dans sa cuvette et tous les ustensiles nécessaires pour se faire la barbe. Dans un coin, les souliers ; à la tête du lit, une table de nuit sans porte ni marbre ; au coin de la cheminée, où il n'y avait pas trace de feu, se trouvait la table carrée, en bois de noyer, dont la barre avait servi au père Goriot à dénaturer son écuelle en vermeil. Un méchant secrétaire sur lequel était le chapeau du bonhomme, un fauteuil foncé de paille et deux chaises complétaient ce mobilier misérable. La flèche du lit, attachée au plancher par une loque, soutenait une mauvaise bande d'étoffe à carreaux rouges et blancs. Le plus pauvre commissionnaire était certes moins mal meublé dans son grenier, que ne l'était le père Goriot chez madame Vauquer. L'aspect de cette chambre donnait froid et serrait le cœur, elle ressemblait au plus triste logement d'une prison. Heureusement Goriot ne vit pas l'expression qui se peignit sur la physionomie d'Eugène quand celui−ci posa sa chandelle sur la table de nuit. Le bonhomme se tourna de son côté en restant couvert jusqu'au menton.
− Eh bien ! Qui aimez-vous mieux de madame de Restaud ou de madame de Nucingen ?
− Je préfère madame Delphine, répondit l'étudiant, parce qu'elle vous aime mieux.
A cette parole chaudement dite, le bonhomme sortit son bras du lit et serra la main d'Eugène.
− Merci, merci, répondit le vieillard ému. Que vous a-t-elle donc dit de moi ?
L'étudiant répéta les paroles de la baronne en les embellissant, et le vieillard l'écouta comme s'il eut entendu la parole de Dieu.
− Chère enfant ! Oui, oui, elle m'aime bien. Mais ne la croyez pas dans ce qu'elle vous a dit d'Anastasie. Les deux sœurs se jalousent, voyez-vous ? C’est encore une preuve de leur tendresse. Madame de Restaud m'aime bien aussi. Je le sais. Un père est avec ses enfants comme Dieu est avec nous, il va jusqu'au fond des cœurs, et juge les intentions. Elles sont toutes deux aussi aimantes. Oh ! Si j'avais eu de bons gendres, j'aurais été trop heureux. Il n'est sans doute pas de bonheur complet ici−bas. Si j'avais vécu chez elles, mais rien que d'entendre leurs voix, de les savoir là, de les voir aller, sortir, comme quand je les avais chez moi, ça m'eût fait cabrioler le cœur. Etaient-elles bien mises ?
− Oui, dit Eugène. Mais, monsieur Goriot, comment, en ayant des filles aussi richement établies que sont les vôtres, pouvez-vous demeurer dans un taudis pareil ?


























Quelques repères pour situer notre séquence
Mina Sadiqui
« L’enseignement-apprentissage du français au cycle qualifiant s inscrit dans une démarche de projet (…) Le module est un dispositif de mise en œuvre du projet pédagogique(…) Le module est organisé en séquences (…) La séquence est un ensemble d’activités (…) successives, cohérentes et interdépendantes. Celles-ci peuvent être effectuées en classe et hors de la classe suivant une démarche décloisonnée dans l optique de développer chez l’élève les compétences voulues »
Les Orientations Pédagogiques Générales, novembre 2007

Module : Lire un roman réaliste

Séquence 1: autour d’une image fixe
Séquence 2: autour du Père Goriot
Séquence 3: autour de poèmes romantiques
Durée: une semaine
Objectifs:
-consolider la lecture de l’image fixe.
-faire le transfert à partir de cet objet d enseignement spécifique
-faciliter la lecture du paratexte d une œuvre intégrale.
Durée : 6 semaines
Durée : 4 ou 5 séances
Objectifs:
-inscrire le père Goriot dans une perspective littéraire plus large
-approfondir la notion du réalisme en la confrontant un autre mouvement littéraire : le romantisme



































































A/Quelques repères pour élaborer le projet de lecture
Mina Sadiqui


Après avoir travaillé sur les composantes suivantes :

- 1er et 4eme de couverture.

- Incipit.

- Excipit.

Une synthèse sous forme de tableau serait fonctionnelle:

1er de couverture

4eme de couverture

Incipit

excipit

Titre:

Goriot= le personnage principal c'est un père

Image = objets d'un vieux (canne) vieux=père

Personnage central

Parmi les thèmes : l amour paternel dévorant

Thème= les infortunes secrètes du père Goriot (infortune : revers de fortune, malheurs.)

fin du roman : Mort du père Goriot= c'est la mort d'un pauvre


N.B: un détail qui revient devient indice significatif et nous permet d'esquisser un éventuel parcours de lecture, un projet de lecture



Entre la première de couverture et l'excipit, le personnage principal suit un parcours qui l'emmène vers la mort, la mort d'un pauvre,

. Soulignons que dans l’incipit on nous invite à lire les secrètes infortunes du père Goriot.

Comment ce personnage est-il arrivé à cette chute tragique?

Nous allons donc essayer de découvrir les grandes étapes de ce parcours vers la chute, les étapes de la déchéance progressive de Goriot (c'est ce projet qui va guider le choix de tous les extraits de nos activités de lecture, de nos synthèses, et de toute autre activité de classe et hors classe à programmer).

N.B: on peut proposer une étude d'ensemble sur les étapes de l'ascension de Rastignac. En fait, l'ascension de ce dernier met plus en évidence la déchéance de Goriot).
B/Quelques repères pour mieux exploiter les activités de lecture
Comment à partir d'un texte construire un contexte
Mina Sadiqui




Extrait 131/133:

Mme de langeais, une femme de la civilisation parisienne explique les raisons de la déchéance de Goriot, deux centres d'intérêt peuvent guider notre explication :

1/ Une déchéance logique :

- Des raisons sociales (le gendre).

- Des raisons historiques.

- Les raisons d'une femme (comparaison père""Jolie femme")

2/ Une argumentation subjective :

- Une objectivité apparente : référence à la réalité, implication de l'auditoire, référence à l'histoire"objectivité.

- Une subjectivité blessante: le sujet/objet du discours "Goriot" est régulièrement prononcé de façon déformé Goriot, Moriot, Doriot…. "effets à interpréter.

Les figures de style aux quelles elle recourt sont fortement dépréciatives.

"Tache de cambouis" et surtout quand elle dit « le citron bien pensé, ses filles ont laissé le zeste au coin de rues ».

Tout en expliquant l'extrait, on fera remarquer qu'il est poncturé de plusieurs termes qui nécessitent, malgré les notes explicatives, qq éclaircissements "La révolution", l'Empire", "Bonaparte"…

Nous allons les relever, les inscrire ///// ils relèvent de l'Historie.

Il serait donc fondamental de se référer au contexte historique pour les comprendre, pour mieux lire le texte, pour mieux saisir toute sa portée.

L'élève comprendra pourquoi à ce moment la il va, il doit, faire des recherches sur le contexte

historique du Père Goriot. Il pourra mieux saisir comment l'ancrage historique peut aider à mieux lire un texte littéraire.

Activités de travaux encadrés sur le contexte historique
.


Lors de la synthèse on devrait, tout en se référant à notre texte de l'activité de lecture, revenir sur les faits historiques soulignés par Balzac.

On s’interrogera sur le pourquoi de l’intégration de tous ses événements historiques réels, qui ont marqué le 19 eme siècle, dans cet extrait (qui relève de la fiction).

(Balzac veut mimer la réalité, veut être réaliste. On introduira ainsi la notion de réalisme).

Mais c'est après l'activité de travaux encadrés de la semaine IV, et après avoir fait

La synthèse (relation lieux/personnage) qu’on invitera nos élèves à effectuer les recherches sur le contexte culturel de l’œuvre.

A.T.E sur le contexte culturel


Lors de la synthèse, on soulignera que parler du réalisme balzacien: c'est parler de "la comédie humaine".

C’est que Balzac voulait dresser l'inventaire de la société française du 19eme siècle, tout en usant d’un procédé original, celui de faire réapparaître, d’un roman à l’autre, certains personnages. On n'hésitera pas à citer la 4eme de couverture de notre roman: "le cycle romanesque dans lequel les même personnages réapparaissent d'un roman à l'autre".

Alors, pour aider nos élèves à mieux comprendre cette conception de l'écriture romanesque propre à Balzac, nous les inviterons à lire un groupement de texte autour d'un personnage spécifique: "Rastignac".

Ce personnage fait son entrée dans l'univers romanesque de "la comédie humaine" dans le Père Goriot. On pourra suivre sa carrière dans plusieurs autres romans.

[Une occasion pour nous de voir l'aboutissement du défit conquérant qu’il lance à la fin du roman, d’inviter donc notre élève à lire ces autres œuvres intégrales.

C’ est notre façon de construire un lecteur autonome.]























N.B cette séquence est en cours d’expérimentation par certains praticiens, pour avoir une idée sur leurs réactions et leurs remarques prière de visiter www.fpamaroc.org

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«…لكن الحوار يفترض أولا (حسن النية)، وإرادة التفاهم، ويفترض قبل كل شيء فكرة الاعتراف بالآخر، الاعتراف بحقه في الوجود، والاعتراف بحقه في الحياة وبحقـه في التميز والاختـلاف، لا الاعتراف فقط بالتفوق وبحق الأقوى والأغنى والأعلم في فرض رؤيته على الآخر. الحوار الحقيقي ينطلق من مسلمة أساسية هي مسلمة التساوي في الوجود وفي الحق».
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